Florentin Letissier : « Un audit écologique du budget de la Ville de Paris est nécessaire »

Florentin Letissier est maire adjoint chargé de l’environnement et de l’économie sociale et solidaire à la Mairie du 14ème arrondissement de Paris depuis 2014. Ce Nantais d’origine sera tête de liste écologiste à la prochaine élection municipale de 2020 à Paris 14ème. Il a accepté d’étrenner la nouvelle rubrique de notre site internet consacrée à cette élection en répondant à nos questions et en nous accordant cet entretien fleuve garanti non pollué.

Respect International (RI) : Florentin Letissier, qui êtes vous ? Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Florentin Letissier (FL) : Je m’appelle Florentin Letissier. J’ai trente trois ans. Je suis né en 1986 à Nantes où je suis resté jusqu’à l’âge de dix huit ans, jusqu’à mon bac. Puis je suis parti à Bordeaux pour faire des études de science politique. A vingt-trois ans j’ai passé et obtenu l’agrégation d’économie et je suis devenu professeur de sciences économiques et sociales. J’enseigne depuis 2010 au Lycée Blaise Pascal d’Orsay dans l’Essonne et également pour un tiers de mon temps depuis 2013 en classe préparatoire économique au lycée Vilgénis à Massy. Mais j’habite à Paris depuis dix ans pour satisfaire ce qui est sans doute un rêve de provincial. J’ai choisi de m’installer dans le 14ème arrondissement pour une raison très simple : l’accès direct à Orsay par le RER B à partir des stations Cité Universitaire ou Denfert Rochereau. Je suis donc également élu à la Mairie du 14ème arrondissement de Paris et je partage mon temps entre ces deux activités.

RI : Quel a été le déclic ou quels ont été les déclics qui vous ont amenés à vous intéresser à la politique et à l’écologie ?

FL : En fait, je me suis toujours intéressé à la politique. Dans la petite commune de Saint-Sébastien-Sur-Loire où résidaient mes parents professeurs, j’ai été très trop délégué de classe et en CM1-CM2 je faisais partie du conseil municipal des enfants de la commune. J’ai toujours aimé la vie politique locale et faire des projets au niveau local. Je me souviens que le premier projet que j’ai porté en tant que membre du conseil municipal des enfants de ma commune était d’installer des panneaux spéciaux pour faire respecter le droit prioritaire au stationnement des personnes handicapées sur les places de parking qui leur sont dédiées. J’aime me rendre utile dans le cadre de projets qui intéressent la collectivité. Le déclic écologique est venu plus tard quand j’étudiais la science politique à Bordeaux en lisant plusieurs livres dont un livre d’entretiens avec Alain Lipietz, un économiste écologiste qui explique en quoi l’écologie peut être un système économique alternatif, et également « Pétrole Apocalypse » d’Yves Cochet qui m’a véritablement secoué en me faisant prendre conscience à quel point nous sommes dépendants des énergies fossiles. C’est donc plus un cheminement intellectuel par les livres que par les choses du quotidien (végétarisme, amour du vélo, etc.) auxquelles je suis venu par la suite en adoptant des reflexes écologiques dans la vie de tous les jours.

RI : Et en tant qu’économiste plus qu’en tant que militant écologiste, quelles sont les penseurs qui vous ont le plus marqué et influencé hormis Alain Lipietz ?

FL : Le problème avec l’économie, c’est que les économistes majeurs de la fin du XIXème siècle jusqu’à très récemment étaient des économistes qui s’occupaient très peu de la question environnementale. Il y a certes par exemple Nicholas Georgescu-Roegen qui est un mathématicien et économiste hétérodoxe américain d’origine roumaine qui a intégré l’idée selon laquelle on allait à long terme vers un épuisement des ressources naturelles et qu’il fallait en tenir compte dans les modèles économiques [NDLR :  Ses travaux ont servi d’inspiration au mouvement de la décroissance]. Mais finalement ça reste assez marginal. Même les économistes keynésiens qui sont sensibles à la question de la redistribution des richesses ne sont pas du tout des écologistes car ils sont largement favorables au productivisme et à ce qui soutient la croissance. Finalement c’est vrai que paradoxalement il n’y a pas beaucoup d’économistes écologistes qui m’ont inspiré à part Alain Lipietz. Les écologistes qui m’ont inspiré sont plus des politiques en réalité. Car des théoriciens de l’économie qui ont vraiment fait de l’écologie il y en a à vrai dire très peu.

RI : L’économiste libéral Jean Tirole a aujourd’hui intégré les contraintes écologiques. Il consacre un chapitre de son livre « Economie du bien commun » au défi climatique.

FL : Pour moi, Jean Tirole c’est la pensée de la croissance verte. C’est l’idée qu’on peut continuer à avoir de la croissance économique parce qu’en développant les énergies renouvelables on crée des entreprises dans ce secteur-là et donc on fait de la croissance. Mais il n’y a pas chez lui de critique du fait que nos standards de consommation sont beaucoup trop élevés. Je pense pour ma part qu’il faut être un peu plus dans la sobriété et puis également dans la lutte contre les inégalités. Quand on voit aujourd’hui la manière dont les émissions de CO2 se répartissent, on constate que ce sont les très riches qui émettent énormément de CO2 de par leur mode de vie parce qu’ils prennent beaucoup l’avion et qu’ils consomment beaucoup de ressources naturelles. Il ne me semble pas que ces derniers aspects appartiennent à la pensée de Jean Tirole. En tant qu’écologiste on ne peut pas selon moi défendre la croissance du PIB parce que le PIB est un indicateur qui est complètement aveugle à la question de l’environnement. Les écologistes sont forcément critiques de la croissance. Ce qui les différencie c’est le degré de radicalité. Il y en a certains qui sont franchement décroissants, qui pensent qu’il faut réduire drastiquement notre consommation de biens et services. Pour ma part, je ne suis pas dans la collapsologie. Si l’on doit effectivement adopter un mode de vie plus sobre, cela ne veut pas dire que notre niveau de vie doit forcément se dégrader et que l’on doit renoncer à des biens de consommation du quotidien qu’on a pris l’habitude d’utiliser. Il y a beaucoup de gaspillage énergétique et alimentaire, ça c’est une vérité. Mais si l’on revient à un usage plus raisonné des ressources, je pense que l’on peut tout à fait s’en sortir. Mais cela implique que les plus fortunés fassent un effort substantiel. Je veux parler des très riches et puis également des grosses entreprises. Si l’on veut sauver la planète, 30% viendra des comportements individuels des particuliers et 70% viendra des grosses entreprises, notamment de celles qui exploitent les énergies fossiles. Je m’oppose fermement à la culpabilisation des classes moyennes et des classes populaires, de ceux qui habitent la banlieue et qui ont besoin de prendre leur voiture pour aller travailler. Il faut certes leur proposer des alternatives, mais en aucun cas les culpabiliser.

RI : Justement puisque nous parlons travail, comment conjuguer décroissance ou croissance maitrisée et emploi puisque les classes moyennes et populaires tirent leurs moyens de subsistance du travail ?

FL : Le mot croissance signifie aujourd’hui croissance du PIB. Je ne suis pas pour la croissance du PIB. Il faudrait à la limite arrêter de regarder cet indicateur. Je milite pour la croissance d’autre chose, par exemple des emplois dans certains secteurs spécifiques de l’économie. Il faut raisonner en terme de croissance de certaines productions qui sont compatibles avec l’environnement. Si l’on produit plus d’agriculture biologique par exemple, si les coopératives d’agriculteurs bio font plus de chiffre d’affaire, c’est de la bonne croissance. Si en revanche les producteurs de pétrole font plus de chiffre d’affaire, c’est de la mauvaise croissance. Il faut en fait se mettre d’accord sur ce qui doit croître et ce qui doit décroître. Avec des nouveaux indicateurs qui font aujourd’hui l’objet de débats. Des gens comme l’économiste américain Stiglitz par exemple disent qu’il faut créer des nouveaux indicateurs de richesse.

Premiers candidats de la liste EELV 14ème
Premiers candidats de la liste EELV 14ème

RI : Pour en venir maintenant à la campagne des municipales de 2020 à Paris, quels sont les thèmes que vous allez développer pour séduire les électeurs et remporter leurs suffrages ?

FL : Il y a bien sûr les thèmes traditionnels des écologistes. La nature en ville en est un, puisque nous sommes dans une ville extrêmement bitumée et extrêmement minérale, ce qui n’est pas sans poser de nombreux problèmes dont les pics de chaleur dont nous avons été témoins cet été. On a eu des records de chaleur inédits, plus de 40 degrés mesurés à la station météo Montsouris. Bien évidemment, le béton renforce cet effet. Donc mettre beaucoup plus de végétal en ville c’est très important. Mais pas du végétal à la manière d’Anne Hidalgo, c’est-à-dire du végétal dans des bacs comme on en voit par exemple rue Daguerre. Non, il faut vraiment enlever du bitume et planter pleine terre. Cela crée de la biodiversité et cela fait de la fraicheur sans compter l’aspect esthétique. Les gens sont heureux d’avoir de la nature en ville. Il y a également l’axe des transports et des déplacements. On n’est pas allé assez loin sur le vélo notamment. Il faut des vraies pistes cyclables en site propre et il faut des vrais parcours sécurisés pour les vélos. Des choses ont bien sûr été faites mais il faut passer à la vitesse supérieure dans ce domaine. On sait très bien que seulement moins de la moitié du plan vélo de la Ville de Paris a été achevée. Nous voulons en faire une vraie priorité. Il est également nécessaire de reconquérir de l’espace pour les piétons car on oublie trop souvent que la marche est le premier mode de déplacement à Paris. Il y a aussi des choses à faire au niveau des places de parking. Il y a beaucoup de places de parking qu’on pourrait supprimer en surface pour mieux exploiter les places de parking des sous-sols. Les bailleurs sociaux disposent de beaucoup de places de parking en sous-sol qui ne sont pas utilisées. Ce sont celles-là qu’il faut mobiliser pour que les gens se garent, mais en surface il faut enlever des places de parking pour élargir les trottoirs et continuer le travail sur les pistes cyclables. A côté de ces sujets traditionnels pour les écologistes, il y a aussi le sujet du logement qui est un vrai sujet car cela coûte de plus en plus cher de se loger à Paris. Nous nous battons depuis des années pour que soit effectué un recensement de toutes les surfaces vides ou vacantes de l’arrondissement (logements ou bureaux) pour pouvoir utiliser comme la loi nous le permet le droit de réquisition. Il y a énormément de ces places libres ou vacantes à Paris. Tout le monde doit s’indigner de voir des gens dormir sur le trottoir à côté d’une vitrine vide parfois illuminée. Il faut tout faire pour mettre des mètres carrés supplémentaires à la disposition des gens qui en ont vraiment besoin moyennant bien sûr compensation financière aux propriétaires à l’issue d’une négociation avec ces derniers. Il faut par ailleurs continuer à faire du logement social mais plus par le moyen de la préemption que par celui de la construction de nouveaux logements. Dans des immeubles déjà existants, la ville peut très bien acquérir des appartements pour les transformer en logements sociaux en respectant les équilibres entre les quartier. Pour la prochaine mandature, je ne suis pas favorable à la construction de nouveaux immeubles de logements sociaux car la densité de constructions est déjà trop forte à Paris. Enfin, il faut aussi penser les bassins de vie et d’emplois à l’échelle de la métropole et de la région.

RI : N’est-ce pas prendre le risque de voir encore augmenter la dette de la Ville de Paris ?

FL : C’est vrai, il y a un sujet sur le budget. La dette de la ville de Paris a effectivement augmenté. La question est de savoir quel est le niveau acceptable de dette et surtout pourquoi on s’endette. Il faut regarder la dette par habitant plutôt que la dette globale. Quand on regarde la dette par habitant, Paris est tout à fait dans les clous. Ce qui me gêne en revanche, c’est qu’on s’endette pour des choses qui n’en valent pas la peine. De ce point de vue là, les écologistes sont très sensibilisés à l’anti-gaspillage budgétaire. Nous avons ainsi été très critiques de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. Les dépenses très importantes que cela va générer, sans doute d’ailleurs largement sous-budgétées, ne bénéficieront pas directement aux parisiens. Si je suis élu à la Mairie du 14ème et si les écologistes sont élus à la Mairie de Paris, la première chose que nous ferons c’est un audit budgétaire de la Ville de Paris. Toutes les dépenses de la ville seront examinées pour savoir si elles ont une utilité écologique et sociale, et nous n’hésiterons pas à stopper les dépenses qui ne vont pas dans ce sens. Il faudra faire des économies dans certains secteurs, par contre il faudra accepter de dépenser et peut-être même de s’endetter dans des proportions raisonnables dans d’autres secteurs. Il faut également aller plus loin en matière de transparence. La Ville de Paris a déjà fait des efforts en ce sens car elle a mis en place un site qui donne accès à des données assez précises sur son budget de fonctionnement, mais je pense pour ma part qu’il faudrait adopter la même démarche au niveau de l’arrondissement pour mieux informer les 150.000 habitants qu’il compte, en matière de travaux, de financement aux associations, etc. Les écologistes sont très attachés à la transparence en matière d’utilisation des deniers publics.

RI : D’autres thèmes de campagne encore ?

FL : Oui, la démocratie locale. Là encore, nous ne prétendons pas que rien n’a été fait sous cette mandature – je pense notamment au budget participatif qui est une très bonne idée – mais l’on peut encore sans doute aller plus loin s’agissant notamment des conseils de quartiers qui ne sont toujours pas des instances vraiment représentatives de la population. Il serait souhaitable que les conseils de quartiers qui se sont par le passé volontiers saisis des questions de voirie et de propreté notamment se saisissent également des problèmes et projets écologiques (végétalisation, compost, etc.). Il faut également que les conseils de quartiers arrivent à attirer les plus jeunes. Leur moyenne d’âge est en effet assez élevée. La Mairie peut sans doute travailler là-dessus en développant une communication qui soit plus attractive sur les conseils de quartier et aussi en leur octroyant davantage de budget pour qu’ils puissent disposer de plus de leviers d’action. Les budgets des conseils de quartier existent mais sont étonnamment sous-utilisés à l’heure actuelle alors qu’ils ne sont pas très conséquents. Peut-être faudrait-il plus de souplesse et d’autonomie dans le fonctionnement des conseils de quartier pour leur permettre de porter des projets d’envergure.

La sécurité qui est la première des libertés est également un thème que nous souhaitons porter dans le cadre de cette campagne. Nous allons sortir un plan sécurité pour le 14ème. La situation de certains quartiers ne s’est vraiment pas améliorée ces dernières années et nous voulons prendre ce problème à bras le corps. Notre tête de liste David Belliard a justement présenté ce matin [NDLR : 21/11/2019] à la presse notre plan sécurité pour Paris. Il a notamment insisté sur le rôle des Brigades de Prévention et de Sécurité Locale qui sont des personnels municipaux qui ne disposent pas d’arme léthale et dont le rôle est de patrouiller sur le terrain, de désamorcer les conflits, de faire de la médiation et éventuellement de la verbalisation. Leur action peut être très utile dans certains quartiers – je pense au Quartier Pernety, à la Porte d’Orléans ou à la Porte de Vanves – notamment auprès des jeunes pour lesquels il faut également prévoir des lieux de rencontre qui soient des alternatives à la rue. Il faut que ces personnels viennent à leur rencontre, les connaissent, les côtoient dans une logique préventive pour résoudre les problèmes de sécurité qu’on ne va pas régler en mettant de la police armée à chaque coin de rue. Il y a beaucoup de lien social à retisser et je souhaiterais pour ma part que l’on crée une antenne pour ces brigades dans le sud de l’arrondissement à la Porte d’Orléans ou à la Porte de Vanves dans la mesure où la police nationale est basée au nord avenue du Maine. Tout au long de son mandat Anne Hidalgo s’est positionnée en défaveur de la police municipale. Elle a aujourd’hui changé de pied, ce qui est l’aveu de lacunes certaines de la municipalité en place en matière de sécurité. Nous pensons pouvoir faire mieux qu’elle en investissant dans la mise en place de telles Brigades de Prévention et de Sécurité Locale plutôt que dépenser des millions pour les Jeux Olympiques. Nous préférons dépenser l’argent des contribuables pour les besoins des habitants au quotidien plutôt que le consacrer à des dépenses de prestige au nom de la compétitivité internationale de la ville.

RI : Il y a d’autres thèmes sur lesquelles l’équipe d’Anne Hidalgo est régulièrement épinglée, notamment celui de la saleté et celui des travaux.

FL : Le procès qu’on fait à Anne Hidalgo sur le thème de la saleté à Paris est assez injuste car beaucoup de moyens ont été déployés pour la propreté de la ville. Il faut bien sût continuer à le faire, mais il faut également responsabiliser les gens qui ont parfois des comportements inacceptables et choquants. La ville ne peut pas tout faire et il faut que les habitants réalisent que ce sont leurs impôts qui sont utilisés pour rendre la ville propre. Il y a revanche des progrès à faire en matière de tri des déchets. Dans l’espace privé, il y a encore des immeubles où il n’y a pas de poubelle pour le verre. Dans le 14ème arrondissement de Paris, il n’y a pas non plus de poubelles pour les déchets organiques destinés au compost. Dans l’espace public, il faut faire comme en Allemagne où l’on peut y faire le tri grâce à des poubelles adéquates. Mais la ville peut aussi surtout agir en amont sur la prévention de la saleté en adoptant une politique beaucoup plus volontariste pour encourager les commerces à utiliser beaucoup moins d’emballages, etc. S’agissant des travaux, des progrès peuvent en effet être faits pour améliorer leur coordination. La ville n’est certes responsable que d’une petite partie d’entre eux et les habitants sont contents de pouvoir bénéficier de nouveaux aménagements, mais il faut veiller à une meilleure planification et à une meilleure répartition des travaux.

RI : Quels sont vos espoirs de remporter le scrutin municipal ? Avez-vous déjà des indications sur les intentions de vote des parisiens et des habitants du 14ème arrondissement ?

FL : Les sondages dont on dispose aujourd’hui sont des sondages globaux sur la capitale qui nous mettent autour de 13-14%, ce qui est un bon niveau. A la dernière élection municipale quatre mois avant l’échéance nous étions à 6%. C’est dire la progression en une mandature qui est, c’est vrai, largement due à la dynamique des européennes où EELV a obtenu 20% des voix dans le 14ème arrondissement. Notre force est que nous avons fait l’union des écologistes avec Urgence Ecologie, Alliance Ecologique Indépendante et peut-être encore d’autres partis écologistes qui vont nous rejoindre. Donc nous ne pouvons en réalité que monter. Nous ne sommes certes toujours pas en tête à l’heure actuelle, mais cela demeure notre ambition. On sait que les sondages qui concernent tout Paris sont un bon reflet des intentions de vote dans le 14ème arrondissement qui est un « petit Paris » et qui a toujours été un département pivot. Nous sommes donc sans doute autour de 14% dans le 14ème. Nous allons dans tous les cas présenter une liste autonome au premier tour de l’élection, notre objectif étant de sortir en tête pour le deuxième tour pour rassembler le plus de monde possible autour de notre projet écologiste. Dans un certain nombre de villes de France, on voit que les écologistes sont très hauts dans les sondages et nous pensons vraiment pouvoir gagner des mairies d’arrondissement, c’est en tout cas pour cela que nous nous battons.

Cliquez ici pour accéder au site de campagne des écologistes de Paris 14ème.

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